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Qui l'eut cru ??? Le grand problème de l'homme moderne se cache sous sa braguette !! Il faut l'entendre !! Il faut le lire !! Il le faut le voir aussi quand plusieurs hommes se retrouvent dans un vestiaire sportif à se mater l'appareil génital pour savoir lequel d'entre eux a le plus gros zizi. Mais qui donc est responsable de cette psychose du gros pénis à tout prix ??
La pornographie, la mode masculine, l'engouement pour les dessous masculins, les exigences féminines. Et quoi encore ? Il est vrai que la pornographie, rendue mille fois plus accessible à l'homme moyen depuis l'avènement d'Internet, véhicule des images de mâles hyper baraqués, munis de verge démesurée et performant des prouesses sexuelles hors du commun. Pour l'homme ordinaire, le désir de correspondre à cette image idéale tourne vite à l'obsession. Surtout que sa compagne ne s'éclate pas au lit (ce qui peut être conséquent à bien d'autres facteurs que la longueur de son pénis). Surtout qu'il devine que ses collègues de travail ont de l'avancement alors que pas lui (il n'a pas encore été prouvé que sociologiquement les gros sexes masculins obtiennent davantage de promotions). Surtout qu'il a l'impression qu'on ne le prend pas au sérieux dans sa vie de tous les jours (bien des hommes politiques ou célèbres sont pris au sérieux, il faudrait se pencher sur la longueur de leur sexe pour voir s'il méritent cette attention).
Donc, l'idée de ressembler au célèbre Rocco Siffredi donne à l'homme ordinaire des envies de pénis hors normes. La taille normale d'un pénis adulte se situe entre 13 et 16 centimètres en érection, la moyenne française étant établie à 15,11 centimètres. Malgré les nombreuses consultations d'hommes dans les cabinets d'urologie au sujet de la taille de leur pénis, seulement 3% de mâles inquiets ont un sexe en deçà de 8 centimètres. Cette obsession est donc liée à la représentation sociale plutôt qu'à un handicap physique réel.
L'homme entretien une perception fautive de la puissance masculine et de sa virilité. La grosseur du sexe masculin n'a d'ailleurs jamais été garante de son efficacité au lit. Toutefois, l'homme s'imagine qu'une verge démesurée donnera plus de plaisir. Cela, en plus d'auréoler son possesseur d'un statut de virilité et de puissance. Ce mythe, complètement erroné, fait malheureusement son chemin dans les esprits, porté par l'arrogance des acteurs pornos, et encouragé par les nombreux sites qui offrent des méthodes d'agrandissement de pénis aussi farfelues que ruineuses. L'homme est-il donc si naïf, si peu évolué dans son cerveau, qu'il se lance dans des aventures aussi absurdes que de s'attacher des poids au bout de la verge afin de l'étirer ? Mais mieux encore. Il débourse des sommes incroyables pour ce genre d'arnaque.
Devant cette candeur navrante, la femme n'a plus qu'à plier bagage. Un amant qui croit régler ses maladresses sexuelles en s'achetant une méthode d'élongation du pénis ne peut lui apporter le bonheur qu'elle souhaite. Un homme qui pense bêtement qu'un plus long pénis convaincra son patron de lui donner un poste de cadre ne peut rassurer une femme quant à son potentiel intellectuel. Enfin un homme qui compte sur la bosse de son pantalon pour se faire respecter de ses pairs fera fuir toute femme possédant un minimum d'équilibre.
La taille du pénis n'a, dans les faits réels, aucune incidence, sinon sur l'état psychologique de l'homme. Le mâle doté d'un pénis qu'il juge lui-même trop petit a un problème d'estime de soi au départ. Le fait de rendre son appareil génital responsable de cette mésestime est symptomatique de sa lâcheté à affronter la réalité. Idem pour l'amant maladroit qui ne se donne pas la peine de remettre en cause sa manière de faire l'amour et qui maudit son sexe trop petit pour se soustraire à l'effort de percevoir l'autre autrement que dans la perspective de son propre plaisir. On peut présumer que des consultations dans un bureau de psychologie seront alors grandement plus efficaces, pour l'homme au pénis moyen, que toutes les promesses d'agrandissement du net ou des magazine populaires.
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